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Le NAD et le glutathion ne se retrouvent pas dans une même catégorie parce qu’ils agissent pareil, mais parce qu’ils sont achetés pour la même raison : l’énergie, la récupération et le ralentissement de ce que l’âge fait au corps. Les deux molécules existent naturellement dans le corps et les deux diminuent au fil des années. Là s’arrête la ressemblance, et les différences valent la peine d’être connues avant l’achat.

Que sont le NAD et le glutathion ?

Le NAD, nicotinamide adénine dinucléotide, est un coenzyme et non un peptide. Il participe aux réactions d’oxydoréduction et au métabolisme énergétique : glycolyse, cycle de Krebs et phosphorylation oxydative. Il intervient en outre dans la réparation de l’ADN et dans la formation de nouvelles mitochondries.

Le glutathion est un tripeptide de cystéine, de glycine et d’acide glutamique. Chaque cellule du corps le fabrique, il agit comme antioxydant et participe à la détoxication. Sa concentration diminue elle aussi avec l’âge.

Pourquoi le NAD est-il administré par voie intraveineuse ?

La raison est l’absorption. Les formes orales ont une faible biodisponibilité parce qu’elles sont dégradées dans le tube digestif ; c’est pourquoi la littérature décrit la perfusion intraveineuse comme la voie établie pour élever le taux de NAD. Un second point y est lié, qui mérite d’être dit clairement : la recherche citée par les vendeurs concerne des perfusions sous surveillance, pas des injections faites chez soi.

Que montre la recherche chez l’humain sur le NAD ?

Une étude pilote avec une perfusion intraveineuse de six heures a donné un résultat qui figure rarement dans les textes commerciaux : pendant les deux premières heures de la perfusion, aucune variation des taux plasmatiques de NAD ni de ses métabolites n’est apparue. Les changements ne sont survenus que plus tard : la molécule n’agit donc pas au moment où la perfusion est branchée.

Un second travail, publié en 2026 dans Frontiers in Aging, a comparé des perfusions de NAD à des perfusions de nicotinamide riboside dans des conditions de vie courante. Les participants sous NAD ont rapporté des troubles digestifs modérés à sévères, un rythme cardiaque plus rapide et une oppression thoracique. Le groupe riboside a eu des troubles plus légers : fourmillements et légères crampes. Les perfusions de NAD ont duré en moyenne 97 minutes, celles de riboside 37 minutes.

La même étude a aussi apporté du bon : aucune variation notable des enzymes hépatiques, des marqueurs de l’inflammation, des valeurs rénales ou de la fonction thyroïdienne n’a été trouvée. Les troubles étaient donc désagréables mais ne se traduisaient pas dans les valeurs de laboratoire.

Pourquoi les produits de glutathion injectable portent-ils des mises en garde ?

Pour le glutathion, la discussion se déroule autrement que pour le NAD. La molécule elle-même n’est pas contestée ; ce qui l’est, c’est l’administration par injection, en particulier à visée cosmétique. L’agence américaine FDA a mis en garde en avril 2018 contre les produits injectables destinés à éclaircir la peau, en soulignant qu’elle n’avait autorisé aucun produit de ce type.

En février 2019, la même agence a décrit un incident précis : sept patients ont reçu une préparation individuelle contenant de la L-glutathion, 1400 mg chacun. Tous ont développé des effets indésirables rattachés à une teneur probablement élevée en endotoxines : nausées, vomissements, vertiges, frissons, douleurs des membres et éternuements. L’agence philippine a publié la même année sa propre mise en garde.

Aucune étude clinique évaluant le glutathion injecté pour éclaircir la peau n’est publiée, et il n’existe aucune ligne directrice sur la dose ni sur la durée. Des revues mentionnent le risque d’effets toxiques sur le foie, les reins et le système nerveux, l’anaphylaxie et le syndrome de Stevens-Johnson.

En quoi une perfusion diffère-t-elle d’une injection sous-cutanée ?

Cette question décide de la valeur des données ci-dessus pour un acheteur. Une perfusion intraveineuse s’étale sur de nombreuses minutes ou heures, dans un cabinet, sous la surveillance de personnes qui peuvent l’interrompre. Une injection sous-cutanée d’un lyophilisat reconstitué chez soi est une autre voie, une autre vitesse d’absorption et aucune surveillance.

Les résultats d’une voie ne se transposent pas à l’autre. C’est pourquoi aucun de ces produits n’est accompagné d’un protocole de dosage dans cette boutique : pour l’injection sous-cutanée, il n’existe pas de recherche dont on pourrait en dériver un.

Caractéristique NAD Glutathion
Type de molécule coenzyme tripeptide
Recherche chez l’humain perfusions intraveineuses, dont une étude comparative de 2026 aucune étude clinique sur les injections à visée éclaircissante
Effets indésirables rapportés troubles digestifs, rythme cardiaque plus rapide, oppression thoracique nausées, vomissements, frissons, risque de réactions graves
Position des autorités pas de mise en garde spécifique mises en garde de la FDA en 2018 et 2019, plus une de la FDA philippine

Ce que propose la boutique

De ce groupe, nous proposons deux positions : NAD+ et glutathion. Les deux arrivent sous forme de lyophilisat à reconstituer avant emploi, et les deux sont vendus comme matériel de recherche.

La préparation de la solution est décrite pas à pas dans le texte sur la reconstitution, et les conditions de conservation dans le guide sur la conservation. Ce qui peut être acheté et à quel titre figure dans nos mentions légales.

Questions fréquentes

Le NAD est-il un peptide ?

Non. Le NAD est un coenzyme du métabolisme énergétique et de la réparation de l’ADN.

Pourquoi le NAD est-il administré par voie intraveineuse plutôt qu’orale ?

Les formes orales ont une faible biodisponibilité parce qu’elles sont dégradées dans le tube digestif. C’est pourquoi la recherche chez l’humain porte sur des perfusions intraveineuses.

À quelle vitesse agit une perfusion de NAD ?

Dans une étude pilote avec une perfusion de six heures, aucune variation des taux plasmatiques n’est apparue pendant les deux premières heures.

Le glutathion injecté éclaircit-il la peau ?

Aucune étude clinique à ce sujet n’est publiée. L’agence américaine FDA a mis en garde en 2018 contre les produits injectables destinés à éclaircir la peau et n’en a autorisé aucun.

Quels effets indésirables ont été rapportés après des perfusions de NAD ?

Des troubles digestifs modérés à sévères, un rythme cardiaque plus rapide et une oppression thoracique. Aucune variation des valeurs hépatiques ou rénales n’a été trouvée.

D’où viennent ces informations

La description du NAD comme coenzyme du métabolisme énergétique et de la réparation de l’ADN, ainsi que du glutathion comme tripeptide de cystéine, glycine et acide glutamique, vient d’ouvrages de biochimie. L’étude pilote avec perfusion de six heures et l’étude comparative publiée en 2026 dans Frontiers in Aging viennent de ces publications. La mise en garde contre les produits injectables destinés à éclaircir la peau est la communication de l’agence américaine FDA d’avril 2018 ; le cas des sept patients ayant reçu 1400 mg de L-glutathion vient de la communication de la même agence de février 2019. Vérifié le 6 septembre 2026.

Ce sont des informations sur des produits et sur l’état de la recherche, non un avis médical. Le NAD et le glutathion sont vendus comme matériel de recherche.