VÉRIFIEZ VOTRE PRODUIT
Panier0

La tésamoréline est le seul analogue de la GHRH à avoir traversé une procédure d’autorisation comme médicament. L’agence américaine FDA l’a autorisée en 2010 sous le nom d’Egrifta, pour réduire l’excès de graisse abdominale chez les adultes vivant avec le VIH et présentant une lipodystrophie. Le mécanisme est le même que dans le reste du groupe : le peptide pousse l’hypophyse à libérer l’hormone de croissance du corps, ce qui élève l’IGF-1 et réduit la graisse viscérale. Dans les études, la graisse viscérale a baissé d’environ 15 pour cent par rapport au placebo, mais l’effet a disparu après l’arrêt. En dehors de cette seule indication, la tésamoréline n’est pas un médicament, et dans le sport elle est interdite toute l’année.

Comment la tésamoréline est-elle construite ?

La tésamoréline est un analogue synthétique de la GHRH de 44 acides aminés, soit la séquence GRF 1-44 complète. Elle se distingue de la GHRH naturelle par une modification au début de la chaîne : le résidu tyrosine de l’extrémité N-terminale est lié à un groupe acide trans-3-hexénoïque. Ce groupe ajouté agit comme un bouchon et protège le début du peptide de l’enzyme dipeptidyl peptidase-4. La tésamoréline survit ainsi plus longtemps que l’hormone naturelle. En conditions de laboratoire, sa demi-vie est donnée entre 3 et 8 heures, contre environ une demi-heure pour la GRF humaine.

Comment agit la tésamoréline ?

La tésamoréline met en marche l’axe de l’hormone de croissance du corps au lieu d’apporter l’hormone de l’extérieur. Le peptide stimule les récepteurs de la GHRH sur les cellules de l’hypophyse, ce qui conduit à la formation et à la libération d’hormone de croissance dans un rythme proche des impulsions naturelles. L’hormone de croissance agit ensuite sur de nombreux tissus, dont les cellules du foie, où elle pousse la production d’IGF-1. L’IGF-1 relaie une partie des effets, dont l’entrée du glucose et la dégradation des graisses. Le résultat est un recul de la graisse viscérale, celle qui entoure les organes abdominaux. Cette voie est décrite dans le texte sur les peptides de l’hormone de croissance.

Qu’a confirmé la recherche ?

Toutes ces données viennent d’une population : des adultes vivant avec le VIH et présentant un excès de graisse viscérale. Pour la perte de poids, la construction musculaire ou le ralentissement du vieillissement, la tésamoréline n’a aucune autorisation.

Pourquoi est-elle le seul analogue autorisé ?

L’autorisation d’un médicament ne tient pas à la molécule elle-même, mais à un ensemble complet d’études chez l’humain et à une entreprise qui répond de la préparation. La sermoréline aussi a eu une autorisation, sous le nom de Geref, mais le fabricant l’a retirée pour des raisons commerciales ; la différence est démontée dans le texte sur sermoréline et Mod GRF 1-29. Le CJC-1295 et le Mod GRF 1-29 n’ont jamais traversé d’études de phase 3 complètes dans une indication définie. La tésamoréline est l’exception, parce qu’une entreprise a mené tout le programme d’autorisation pour un groupe de patients clairement délimité. C’est la différence entre un médicament et une substance de recherche : non pas la structure du peptide, mais les preuves et la responsabilité assumée pour le produit.

Quelles limites et quels effets indésirables ?

La tésamoréline élève l’IGF-1, et c’est pourquoi son contrôle est recommandé pendant le traitement. Un IGF-1 élevé est associé à un risque d’intolérance au glucose et de diabète, ainsi qu’à un risque théorique de stimuler la croissance d’une tumeur existante. Le médicament est donc contre-indiqué en cas de cancer actif et pendant la grossesse. Les effets indésirables fréquents sont des réactions au point d’injection, des douleurs articulaires et musculaires et des oedèmes périphériques. C’est un médicament sous surveillance médicale avec examens de contrôle, pas une préparation pour un essai personnel.

Statut dans la boutique et dans le sport

La tésamoréline est soumise à prescription. Un flacon portant l’inscription tésamoréline dans une boutique de réactifs n’est pas la même chose que de l’Egrifta autorisé, en matière de contrôle qualité et de pureté. Qui l’achète achète une substance pour la recherche de laboratoire et non un médicament. Sur la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage, la tésamoréline est nommée expressément, à la section S2.2.4. L’interdiction vaut toute l’année. Plus de détails dans nos mentions légales.

Questions fréquentes

Pour quoi la tésamoréline est-elle autorisée ?

Pour réduire l’excès de graisse abdominale chez les adultes vivant avec le VIH et présentant une lipodystrophie. La FDA l’a autorisée en 2010 comme Egrifta. C’est la seule indication autorisée.

Comment la tésamoréline réduit-elle la graisse ?

Elle pousse l’hypophyse à libérer l’hormone de croissance du corps, ce qui élève l’IGF-1 et augmente la dégradation de la graisse viscérale. Dans une grande étude, la graisse viscérale a baissé d’environ 15 pour cent par rapport au placebo.

L’effet persiste-t-il après l’arrêt ?

Non. Dans les études, la graisse viscérale est revenue après l’arrêt.

La tésamoréline peut-elle être utilisée dans le sport ?

Non. Elle figure à la section S2.2.4 de la liste des interdictions comme analogue de la GHRH et est interdite toute l’année.

D’où viennent ces informations

La séquence de 44 acides aminés, le groupe acide trans-3-hexénoïque en N-terminal et la demi-vie de 3 à 8 heures viennent de la chimie publiée de la tésamoréline. L’autorisation de 2010, l’indication, les deux études de phase 3 avec 816 personnes, le recul de la graisse viscérale de 15 pour cent contre une hausse de 5 pour cent sous placebo dans l’étude portant sur 412 personnes, le retour de la graisse après l’arrêt, la dose de 2 mg par jour, les contre-indications et les effets indésirables fréquents viennent du résumé des caractéristiques du produit Egrifta et des documents de la FDA ; la forme Egrifta WR date de 2025. Le classement à la section S2.2.4 vient de la liste des interdictions. Vérifié le 6 septembre 2026.